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Carnet Moleskine ou Leuchtturm1917 : lequel pour un carnet de croquis

Avatar de Anaïs Ferrandon

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3 min de lecture 4,0 (28 avis)

Sur une table de dessinateur, le choix se joue souvent entre deux carnets devenus des standards : le Moleskine, hérité d’une tradition de carnets parisiens du XIXe siècle relancée en 1997, et le Leuchtturm1917, marque allemande fondée la même année que son nom l’indique. Pour un usage croquis, les différences techniques comptent plus que la réputation.

Le papier, le vrai critère

Le grammage du papier diffère nettement : le Moleskine classique tourne autour de 70 grammes par mètre carré dans ses carnets standards, plus fin et plus sujet au marquage à l’encre ou à l’aquarelle légère. Le Leuchtturm1917 propose en général un papier légèrement plus épais, autour de 80 grammes, avec un grain plus adapté au crayon graphite et aux feutres fins. Aucun des deux n’égale un carnet spécifiquement dédié à l’aquarelle, dont le grammage dépasse largement les 200 grammes.

Une reliure qui s’ouvre différemment

Le Leuchtturm1917 s’ouvre à plat plus facilement grâce à sa reliure cousue, un vrai avantage pour dessiner sur une double page sans que le carnet ne se referme. Le Moleskine, avec son élastique de fermeture caractéristique et sa couverture rigide, reste plus compact et résistant en extérieur, mais s’ouvre parfois moins largement selon les modèles.

Le détail qui change la pratique

Le Leuchtturm1917 propose systématiquement une pagination numérotée et un sommaire vierge en début de carnet, un vrai atout pour qui tient un carnet de croquis sur la durée et veut retrouver un dessin précis des mois plus tard. Le Moleskine mise davantage sur la sobriété de sa couverture et sa poche intérieure à l’arrière, pratique pour glisser quelques références ou coupures de papier.

Le format, un détail qui compte aussi

Les deux marques déclinent leurs carnets en plusieurs tailles, du format poche au grand format proche du A4, mais pas toujours avec le même choix de papier selon le format. Il vaut mieux vérifier le grammage annoncé sur la référence précise avant l’achat plutôt que de se fier au nom générique de la gamme, certaines déclinaisons plus fines étant pensées pour l’écriture plutôt que pour le dessin.

Le choix selon la pratique

Pour un carnet de voyage ou d’extérieur, résistant aux chocs et au format compact, le Moleskine garde un léger avantage. Pour un carnet de croquis tenu sur la durée, avec un papier plus confortable au crayon et une reliure qui s’ouvre à plat, le Leuchtturm1917 convient mieux à une pratique régulière et organisée. Dans les deux cas, mieux vaut tester une feuille avec son propre crayon ou son feutre habituel avant d’investir dans plusieurs carnets identiques, le ressenti variant sensiblement d’un outil à l’autre.


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