Spiritualité, art et maison, à hauteur d'homme

Suivez-nous :
Conseils & inspirations Pour aller à l’essentiel
Idées pratiques Ce qui marche vraiment
Nouveaux articles Chaque semaine
Newsletter Nos idées par mail S’inscrire

Suspension en osier ou en rotin : l’entretien qu’on sous-estime

Avatar de Anaïs Ferrandon

·

3 min de lecture 4,0 (72 avis)

Une suspension en osier ou en rotin donne immédiatement du caractère à une pièce, avec ses jeux d’ombre projetés au plafond une fois la lumière allumée. Ce qu’on anticipe moins, c’est l’entretien : ces matières naturelles vieillissent différemment d’un abat-jour en tissu ou en métal, et quelques gestes simples font une vraie différence dans la durée.

Osier et rotin, deux tressages différents

L’osier, tige souple de saule, se travaille frais et se resserre en séchant, ce qui donne des tressages fins et réguliers, souvent utilisés pour des suspensions aux formes arrondies. Le rotin, tige de palmier grimpant originaire d’Asie du Sud-Est, est plus rigide et permet des structures plus ajourées, avec de plus grands écarts entre les brins. Les deux matières sont naturellement poreuses, ce qui explique qu’elles retiennent facilement la poussière dans les interstices du tressage.

Le dépoussiérage, geste numéro un

La poussière s’installe dans les creux du tressage bien avant qu’on la voie à l’œil nu depuis le sol. Un dépoussiérage régulier au pinceau doux ou à la brosse de l’aspirateur, embout brosse pour ne pas abîmer les fibres, évite l’accumulation qui ternit la couleur naturelle de la fibre avec le temps. Toutes les deux à trois semaines suffit pour un usage courant, davantage si la suspension est proche d’une fenêtre ouverte ou d’une cuisine.

L’humidité, l’ennemi silencieux

L’osier et le rotin réagissent aux variations d’humidité de la pièce : trop secs, à proximité directe d’un radiateur par exemple, les brins deviennent cassants ; trop humides, ils peuvent se déformer légèrement ou favoriser l’apparition de moisissures dans les zones les moins ventilées du tressage. Un chiffon très légèrement humide, jamais détrempé, passé une à deux fois par an, suffit à raviver la matière sans la fragiliser. Il est déconseillé d’utiliser des produits d’entretien classiques à base de silicone, qui laissent un film et ternissent l’aspect naturel de la fibre.

Le geste que presque personne ne fait

Peu de foyers pensent à réhydrater légèrement l’osier ou le rotin par temps de chauffage prolongé, quand l’air intérieur devient très sec en hiver. Un léger brumisage d’eau claire, à distance, une à deux fois pendant la saison de chauffe, permet d’éviter que les fibres ne se fendillent. C’est un geste hérité des techniques de vannerie traditionnelle : les artisans de la Vannerie de Villaines, coopérative installée depuis le XIXe siècle à Villaines-les-Rochers, gardent toujours l’osier légèrement humide avant tressage, précisément pour cette souplesse.

Où l’installer pour limiter l’entretien

Une suspension tressée s’accommode mal d’une salle de bains sans fenêtre, où l’humidité stagne après chaque douche, ni d’un emplacement en plein soleil direct, qui accélère le jaunissement de la fibre. Un salon ou une salle à manger, à distance raisonnable d’une source de chaleur directe, reste l’endroit où elle vieillit le mieux et demande le moins d’attention au fil des saisons.


Avatar de Anaïs Ferrandon

À lire aussi