Notre grand questionnaire

L'époque est aux bilans. Outre que nous nous trouvons à la charnière de deux siècles et de deux millénaires, le zen, qui semble avoir planté des racines profondes en Occident, aborde désormais une autre phase de son développement dans cette partie du monde, à mesure qu'une nouvelle génération de dirigeants prend la relève des fondateurs japonais. Nous pensons que cette transition est un moment historique, où le zen est en train de se régénérer et de changer de visage. Le moment est propice pour interroger les responsables des diverses sangha sur quelques points fondamentaux. Voici le texte du questionnaire que nous commençons à diffuser.

Dix questions pour un bilan

- Quel est à votre avis le rôle de la morale dans le zen? Existe-t-il une morale zen?

- Le zen doit-il s'impliquer dans les problèmes sociaux? La compassion passe-t-elle nécessairement par un engagement dans ce domaine?

- Le zen est-il réservé à un petit nombre de chercheurs résolus ou est-il destiné à tout le monde?

- Que pensez-vous du mélange de pratique rinzai et soto qui prévaut aux États-Unis?

- Faut-il supprimer le kyosaku comme l'a fait le centre zen de San Francisco?

- Quelle place pensez-vous que certains aspects purement japonais du zen (sutras chantés en japonais ancien, terminologie, vêtement...) doivent conserver en Occident?

- Beaucoup de pratiquants du zen semblent refuser la relation maître-disciple. Pensez-vous qu'on puisse avoir une pratique fructueuse en dehors de cette relation?

- Y a-t-il une différence dans votre pratique de zazen selon que vous dirigiez ou que vous ne dirigiez pas?

- Pensez-vous avoir progressé grâce à zazen?

- Y a-t-il un point particulier de l'enseignement que vous souhaitez souligner?

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