QUELQUES CITATIONS DE LANZA DEL VASTO
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«La vérité
que tu cherches n'est pas au bout de la route. Elle est partout, elle est en
toi. C'est toi-même que tu cherches, ô fou, et tu vas te chercher
au loin!»
«Tais-toi beaucoup pour avoir quelque chose à dire qui vaille la
peine d'être entendue. Mais encore tais-toi pour t'entendre toi-même.»
«Je puis du moins t'enseigner les rudiments du métier, les règles
de l'errance et l'itinéraire du retour.»
«La vie d'un doux bandit est dure à bien mener. Mais la joie des
fontaines l'éclaire et toujours la grandeur du ciel.
Voilà longtemps déjà que je porte bâton, besace et
barbe.
À force de me balancer d'un
pied sur l'autre, j'ai fini par oublier ce qu'on m'a fait apprendre à
l'école, par oublier ce que j'ai lu dans les livres.»
«Il n'a que faire d'une voiture, il se moque des machines roulantes celui
qui retourne à l'évidence.
Il va seul à pied celui qui va vers ce-qui-va-de-soi. »
«Enseigne à ton corps à mourir en marchant.
Enseigne-lui pas à pas la nature de toutes choses qui est de passer.
Que toute chose désirable dise à tes yeux: je ne t'appartiens
pas.»
«Tandis que le paysage se déroule et que te pieds et tes genoux
s'agitent sous toi, garde le coeur égal aiguise ton esprit en une pointe,
efforce-toi d'appuyer cette pointe sur un point.»
«Si tu fermes la main, le monde te restera fermé comme un poing.
Si tu veux que le monde s'ouvre à toi, ouvre d'abord la main.»
«Celui qui n'est pas dépouillé ne goûtera jamais la
nudité des choses.»
«Tu t'éveilleras à la source des herbes. Prie, ami, dans
le premier matin tintant de gouttes et de trilles limpides, car les buées
qui montent dans la lumière qui monte emporteront ta voix.»
«Joue à donner: il n'y a pas de jeu plus distrayant.
Donne-toi, dépense-toi, pars, pense, chante, agis comme on fait quand
on chante.
Que l'héritière ingrate, la mort, quand elle viendra réclamer
son dû, trouve des coffres vides, les restes d'une fête et la demeure
quittée.»
«Pisse n'importe où, avec l'impudeur des purs.»
«Les membre enroulés et noués, établis-toi dans une
posture inébranlable. Là, ne fais rien d'autre que de ne rien
faire. Fais cela parfaitement.»
«Dans la contemplation, l'homme s'oublie, la pensée oublie qu'elle
pense, l'Objet brille de lui-même, l'Objet se pense tout seul.»
«Dans des chemins que nul n'avait foulés, risque tes pas.»
«Le rite, c'est l'acte de présence.»
«Oublie les airs connus, dépêtre-toi de la glu des mélodies
apprises. Laisse couler la voix selon sa loi propre et la pente du moment.»
«Ne veuille jamais écrire, ni peindre, ni sculpter, ni chanter,
ni bâtir. Mais si l'image de la chanson ou la chanson se construisent
d'elles-mêmes en toi, laisse les faire, par respect. Écarte avec
force les appels du dehors, tiens-toi tranquille et laisse les faire. Attends,
écoute, apprends ce que c'est qu'agir comme n'agissant pas. Sache veiller
sur ton propre sommeil. L'art est une volonté délibérée
de ne pas vouloir. »
Ces citations sont extraites de Principes et préceptes du retour à l'évidence.
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